Patrick Hughes
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Banksee, 201917 1/4 x 40 1/8 x 6 5/8 in. -
Banksi, 202115 1/2 x 44 1/4 x 6 5/8 in. -
Canaletto, 202417 7/8 x 39 5/8 x 6 1/4 in. -
Canaluscious, 202523 13/16 x 26 1/4 x 6 1/2 in. -
Chairs, 202425 5/8’’ x 19 1/4’’ x 7’’ -
Golden, 202218 1/8 x 22 3/4 x 6 11/16 in. -
In and Out, 201918 1/4 x 41 1/4 x 7 3/4 in. -
Maeght, 201817 5/8’’ x 35 3/8’’ x 7’’ -
Palazzi, 201517 3/8 x 38 x 6 1/4 in. -
Paree, 202315 1/2 x 44 5/16 x 6 7/8 in. -
Robotic, 202020’’ x 21’’ x 6 1/4’’ -
Studio, 202317 11/16 x 40 1/8 x 6 11/16 in. -
Titles, 202422 3/16’’ x 16 1/4’’ x 9 7/8’’
"Il est le créateur de la « reverspective », une illusion d’optique sur une surface tridimensionnelle où les parties de l’œuvre qui semblent les plus éloignées sont en fait les plus rapprochées."
Peintre britannique né en 1939 et installé à Londres, Patrick Hughes est l'inventeur de la reverspective, une technique aussi radicale que fascinante qui transforme une surface en relief, en illusion de profondeur animée. Ses œuvres semblent se mouvoir au rythme du spectateur, créant une expérience à la fois sensorielle et philosophique sur la nature du regard et de la perception. Pionnier de l'illusion d'optique dans la peinture contemporaine, il expose depuis plus de cinquante ans dans les plus grandes villes du monde.
À la Galerie de Bellefeuille, nous sommes fiers de proposer une sélection de ses peintures les plus recherchées, notamment des œuvres issues des séries emblématiques Banksee et Palazzi.
L'icône de la reverspective
La vision de Patrick Hughes repose sur une idée en apparence paradoxale : peindre à rebours de la logique de la perspective. Dans une peinture de Patrick Hughes, les surfaces qui font physiquement le plus saillie représentent les éléments les plus lointains de la scène, et celles qui sont en retrait figurent les premiers plans. Le résultat est une illusion d'optique puissante et déstabilisante, où l'œuvre semble se déplacer, se creuser et se transformer dès que le spectateur bouge la tête.
Cette invention, qu'il nomme reverspective, n'est pas un simple tour de passe-passe visuel. Elle interroge la construction du regard, la fiabilité de la perception et la manière dont le cerveau interprète l'espace. Formé à Birmingham et actif depuis les années 1960, l'artiste a d'abord côtoyé le mouvement surréaliste britannique avant de creuser son propre sillon. Ses premières explorations de la perspective inversée remontent à 1964, avec Sticking Out Room, une installation grandeur nature présentée à l'ICA de Londres en 1970. Ce n'est qu'à partir de 1990 qu'il revient à la reverspective pour en développer tout le potentiel.
Série phare : la reverspective urbaine
Les tableaux Patrick Hughes les plus emblématiques convoquent des décors architecturaux et urbains, façades vénitiennes (Palazzi, Canaletto), rues parisiennes (Paree) ou vues de villes imaginaires (Sea City).
Ces panoramas familiers deviennent le terrain de jeu idéal pour la reverspective : l'œil du spectateur reconnaît une scène réaliste, mais son sens de l'espace est immédiatement mis en défaut par le mouvement apparent.
La technique est aussi exigeante que le résultat est immédiat. Chaque œuvre est construite sur un support en bois taillé en relief, dont les plans sont peints en trompe-l'œil inversé. L'accumulation de détails, la précision chromatique et la maîtrise de la lumière achèvent de rendre l'illusion irrésistible : le tableau respire, ondule et s'ouvre sur une profondeur impossible.
La série Banksee
Avec Banksee (2019), Patrick Hughes opère un dialogue espiègle avec l'art urbain et la culture contemporaine. En intégrant des œuvres de Banksy dans sa grammaire de la reverspective, il fait se rencontrer deux formes subversives de détournement du regard : l'un par le pochoir et la rue, l'autre par la géométrie et l'illusion. Le résultat est à la fois ludique et intellectuellement stimulant.
Cette série illustre la capacité de l'artiste à renouveler constamment son vocabulaire tout en restant fidèle à son principe fondateur. La reverspective n'est pas une technique figée mais un outil de pensée, adaptable à tous les sujets, qu'il s'agisse d'une galerie d'art (Studio), d'une rangée de chaises (Chairs) ou de couvertures de livres (Titles).
Collectionner Patrick Hughes
Acquérir une peinture Patrick Hughes, c'est s'offrir une œuvre vivante, une pièce qui change à chaque regard et engage le corps autant que l'esprit. Ses tableaux sont présents dans de nombreuses collections privées et institutionnelles à travers le monde, de Londres à New York en passant par Séoul et Toronto. Une œuvre de Hughes ne décore pas un mur : elle le transforme.
Les amateurs d'art qui jouent avec la perception retrouveront un univers complémentaire chez d'autres artistes de la galerie : les illusions d'optique de Julian Opie, les peintures cinétiques de Carlos Cruz-Diez et l'art optique de Victor Vasarely. Pour découvrir les peintures Patrick Hughes à vendre actuellement disponibles, notre équipe vous accueille dans nos espaces de Montréal et de Toronto.
Faits marquants
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Né en 1939 à Birmingham, Patrick Hughes invente la reverspective dès 1964 avec l'installation Sticking Out Room, présentée à l'ICA de Londres en 1970.
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Il renoue avec la reverspective en 1990, la développant en un langage pictural cohérent et immédiatement reconnaissable.
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Ses œuvres ont été exposées à Londres, New York, Santa Monica, Séoul, Chicago, Munich et Toronto.
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Peintre, mais aussi auteur et théoricien, il a publié plusieurs ouvrages sur l'humour, le paradoxe et la perception visuelle.
Expositions connues
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Institute of Contemporary Arts (ICA), Londres, dès 1970.
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Expositions personnelles successives à Londres, New York, Chicago, Santa Monica, Séoul, Munich et Toronto.
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Exposition à la Galerie de Bellefeuille, Montréal et Toronto.

