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    Des fleurs. Elle peint des fleurs. Jennifer Hornyak peint des fleurs depuis … Depuis très longtemps. Des fleurs ? En bouquet, dans des vases ou dans des pots. Des fleurs nues, étalées, éclatées. Des fleurs aussi mystérieuses que leurs pétales. Des fleurs aussi étranges et lointaines que leur origine inventée et jaillie sous le pinceau de l’artiste.
    Jennifer Hornyak peint des fleurs qui n’existent pas. Ses tableaux ne se donnent donc pas comme des vues d’après nature ; les fleurs qui en occupent souvent le centre, ne s’offrent pas comme des objets ou des sujets – des natures mortes (Still Life) – mais comme des prétextes ou, mieux encore, comme des propositions picturales.

    Les fleurs que peint Jennifer Hornyak servent de déclencheurs ou de points de départ (autant pour l’artiste que pour les spectateurs de ses tableaux) d’une expression picturale dont elles constituent les premiers mots ou, si l’on préfère, la source d’un vocabulaire qu’elles ont la vertu de nourrir d’entretenir et d’enrichir sans cesse.
    L’artiste est bien consciente du malentendu qui peut naître à la vue d’un tableau où sont peintes des fleurs. Peindre des fleurs aujourd’hui ? « C’est un risque que je prends », dit-elle. En effet, le risque existe d’une interprétation au premier degré : il se trouvera des gens pour ne voir dans ses toiles que des fleurs et non une peinture complexe originale. Le risque existe aussi de voir réduites ses compositions à de simples arrangements floraux dont la valeur et la fonction ne seraient que décoratives.

    Que serait une création artistique si elle ne comportait pas de risques ? Il faut dépasser ce stade et percevoir dans les tableaux de Jennifer Hornyak les effets d’un combat que chaque jour l’artiste livre à la matière et à ses supports (panneaux ou toiles) qui matérialisent l’espace et le temps : « combat aussi violent et aussi magique, affirme-t-elle, que celui d’un torero dans l’arène.»

    Les œuvres de Jennifer Hornyak peuvent être lues comme si elles étaient chacune porteuse d’une histoire surprenante qui appelle une suite. Sous leur apparente légèreté, elles dissimulent une ferme rigueur. La frivolité de ses fleurs dont il faut considérer les pétales comme des ponctuations tachistes de couleurs, est démentie par les lignes sinueuses noires qui lacèrent leurs agencements et par les espaces ombrageux qui saturent les tableaux.

    – Bernard Levy

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