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CHAKI, Yehouda

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Les paysages de Chaki ne dépeignent aucun endroit en particulier et ne peuvent pas être comparés à la réalité. Son vocabulaire pictural, composé de manière organique, est constitué d’arbres, de collines, de rivières, de fleuves, buissons, de lacs, de roches, de montagnes et plus encore. Il crée des tableaux de la nature avec des caractéristiques étonnamment spécifiques. Le spectateur fait face à une région montagneuse baignée de soleil, ou avec un marrais luxuriant entourant un lac et, en d’autres occasions, avec une exubérance tropicale étirant toute la voie à l’horizon.

Les tableaux de Chaki enflamment l’imagination du spectateur. L’absence de motifs précis desquels les paysages sont tirés ne diminue aucunement le réalisme de ceux-ci. De son pinceau, les paysages prennent forme de manière changeante. Chaki nous indique que ces paysages pourraient très bien exister dans la réalité, si seulement on s’acharnait à les rechercher. Il y a une vérité intrinsèque dans ses peintures, une vérité qui nous est donnée par l’empathie que l’artiste ressent envers chaque élément représenté. Un arbre devient vraiment un arbre et une colline, une colline, non pas par mimétisme, mais par un flot d’énergie rendu visible par l’artiste.

De la même manière, les natures mortes sont peintes avec autant de minutie que les paysages, mais avec sensiblement moins de contraintes. Ses pinceaux y dansent de manière extravagante, les couleurs se confrontent bruyamment, ses lignes exécutées plus librement. Chaki a ajouté le collage à son répertoire. Les surfaces des peintures en sont devenues plus éloquentes.

– Leo Rosshandler, I.A.A.C

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